Cathy Aberdam et Vincent Meynier

CATHY
ABERDAM

VINCENT
MEYNIER

AUDREY
BRAMY

RAPHAËL
VALETTE

Audrey Bramy et Raphaël Valette
Nous Sommes Montpellier Logo EELV

Pour une alimentation locale et de qualité

Constat

Depuis des décennies, les terres agricoles ont été la variable d’ajustement des politiques publiques, lorsque le développement économique était forcément synonyme de bétonisation.

Aujourd’hui, les élus toujours en place continuent le massacre. À l’échéance de dix ans, des hectares de terres anciennement agricoles sont promis à l’urbanisation, liée à la métropolisation. Cela contribue à transformer en villages-dortoirs nos communes et quartiers périphériques. Chaque matin, cela jette des milliers d’automobilistes dans les embouteillages. Cette vision entretient une spéculation qui pousse notre territoire dans un terrible paradoxe pour nos agriculteurs. Alors que d’immenses étendues agricoles sont en friches (jusqu’à un tiers des terres dans certains territoires), les jeunes agriculteurs ne trouvent pas de terres pour s’installer, alors que la moitié des agriculteurs du département seront à la retraite dans 10 ans.

Or, nous avons besoin de ces terres fertiles, et qu’elles soient cultivées pour développer une agriculture de proximité, permettant de réduire les coûts d’acheminement et l’empreinte carbone, tout en préservant un cadre de vie essentiel pour les habitants de l’Hérault.

Le Département joue pourtant un rôle déterminant pour le destin de nos terres agricoles, notamment du fait de ses nouvelles compétences (depuis 2006) : aménagement du foncier rural, protection des espaces agricoles et naturels périurbain (PAEN), et grâce au formidable levier économique que constituent les besoins en alimentation des 142 collèges fournis par les cantines gérées par le département (25 000 repas par jour !).

Nos propositions

Adapter notre agriculture au changement climatique

  • Encourager la transition vers des cultures de variétés mieux adaptées aux prochaines conditions climatiques.
  • Favoriser les pratiques agricoles plus résistantes : agroforesterie, récupération des eaux de pluie et des eaux grises, etc.
  • Accompagner les agriculteurs pour une irrigation en eau brute économe des ressources (pas d’aspersion en plein soleil comme on le voit dans certains lieux).

De la production à la distribution, des terres agricoles préservées pour plus de bio et de local dans notre alimentation !

  • Multiplier les périmètres de protection des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) pour casser la spéculation et permettre le retour d’agriculteurs sur des terres actuellement en friches.
  • Accompagner les agriculteurs déjà en place, pour la reconquête des friches (achat des terres, fermages).
  • Aider à l’installation de nouveaux agriculteurs à travers des filières innovantes (ouverture de 5 espaces tests agricoles sur le département, contractualisation pour aider à l’installation, développer les nouveaux modèles d’emploi des agriculteurs).
  • Favoriser une agriculture protectrice du vivant et des ressources naturelles (eau, air, biodiversité).
  • Conditionner les subventions et financements au respect de la condition animale, notamment en ce qui concerne les conditions d’abattage des animaux.
  • Favoriser la création de jardins partagés pour les familles, à proximité des habitats collectifs. Organiser des formations à la permaculture et des réseaux d’entraide : prêt de matériel, échange de variétés de graines…

Évoluer vers une restauration collective bio, locale, zéro plastique, zéro gaspillage avec cuisine sur place.

  • Accompagner les collectivités locales vers l’acquisition de terres agricoles, pour développer une agriculture publique “en régie” afin d’alimenter les cantines scolaires
  • Soutenir l’installation ou la conversion de filières biologiques et locales, créer ou aider à la coordination de plateformes de distribution et de légumeries, notamment pour les cantines des collèges.
  • Installer des composteurs de proximité dans les collèges pour sensibiliser à cette pratique écologique, formation des personnels et des scolaires et mise en relation avec les maraîchers.

Urgence sociale : démocratiser l’accès à l’alimentation durable

Il s’agit de s’adresser à toutes et à tous, et pas seulement à une classe sociale plus favorisée ou plus sensibilisée, afin de lutter contre la précarité alimentaire et assurer un accès physique, social et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive.

  • Faciliter l’accès aux services de base par le soutien aux circuits courts (AMAP, épiceries solidaires, vente directe…)
  • Expérimenter une sécurité sociale départementale de l’alimentation et soutenir ce projet au niveau national : au même titre que l’accès à la santé est un pilier de notre système de protection sociale, se nourrir est un droit. En travaillant en collaboration avec la région et les EPCI nous proposerons d’être les pionniers dans l’expérimentation d’un système départemental permettant aux héraultais et héraultaises d’acheter leurs produits de consommation alimentaire avec une tarification sociale, dans des structures affiliées à ce système.
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