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Il vient aujourd’hui toucher les portes de Montpellier, tant sa croissance démographique accompagna celle de la ville à partir des années soixante. Perché sur un ancien volcan, le village de Montferrier-sur-Lez partage des origines géologiques communes avec Grabels, Agde ou encore Saint-Thibery, témoins oubliés des anciens volcans qui peuplaient le département de l’Hérault et dont les derniers se sont éteints il y a seulement 700 000 ans.

Longtemps petit village héraultais tourné vers l’activité viticole, la commune a accompagné son développement en se tournant vers le développement de laboratoires internationaux de recherche, comme le CIRAD, situés sur le campus de Baillarguet. Du haut du vieux village, deux édifices chargés d’histoire surplombent la vallée du lez : l’église Saint-Etienne, bâtie au XIème siècle et le château, construit au XVIIème siècle par le marquis Antoine du Vidal, premier consul de Montpellier, titulaire de la seigneurie de Montferrier. Cet édifice, jouxté de jardins et d’un grand parc descendant jusqu’au Lez, connut des heures fastes lors des réceptions données par le marquis. La révolution française se chargea de calmer les ardeurs seigneuriales et le château fut pillé, puis partiellement détruit. Restauré au milieu du XXème siècle, il héberge aujourd’hui la mairie ainsi que des évènements culturels.

La révolution ne fut pas la seule période où le village connu des heures agitées. Le mois d’août 1944 fut le théâtre de ce que l’on appela la bataille de Montferrier. Dans la nuit du 23 au 24 août, la résistance décida d’interdire la traversée de Montpellier à l’occupant allemand en déroute. Le colonel Arsac, nommé commandant d’armes, fut chargé de défendre la ville ainsi que de surveiller ses voies d’accès. Montferrier, situé au nord et considéré comme un point de confluence des colonnes ennemies, fut choisi pour l’interception des unités allemandes. La nuit suivante, les troupes françaises prirent position et attaquèrent l’arrière-garde de la colonne allemande fin de matinée. La bataille dura toute la journée et conduira à des pertes, majoritaires du côté allemand. Suite à ce combat victorieux pour la résistance, la libération de Montpellier devient inéluctable. Elle aura lieu quelques jours plus tard, le 31 Août 1944.

Article publié le : 1 juin 2021